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Remontés...

C’est ce qu’a certainement pensé le Sous-Préfet d’Etampes à l’issue de la réunion qu’il a organisée le 26 mars 2010 sur le projet de la SFDM.

Car pour être remontés, ils l’étaient les élus présents. Cette réunion se voulait informative, mais aussi sans doute provoquée pour tenter de ramener les élus à de meilleurs sentiments. En cela, la SFDM et l’Etat ont fait choux blancs.

Remontés avant la réunion, en colère pendant et déterminés après, certains élus présents n’ont pas mâché leurs mots.

Patrick IMBERT, Président de la CCVE et Conseiller Général s’est vigoureusement étonné que l’Etat incite la Communauté de Communes à développer une dynamique touristique dans le sud de son territoire et un développement économique industriel dans le nord de son territoire, et qu’aujourd’hui on veuille à toute force déployer un projet industriel profondément incompatible avec le tourisme à Cerny. C’est inscrit dans le SCOT (Schéma de Cohérence Territoriale) de la CCVE, Cerny est le centre d’un projet de développement touristique majeur avec l’aérodrome Jean-Baptiste SALIS en son coeur, c’est inconcevable ! Aussi, le Président de la CCVE d’annoncer qu’il porterait le permis de construire délivré à la SFDM devant la justice.

Marie-Claire CHAMBARET Maire de Cerny, a profondément contesté le diagnostic réalisé en matière d’impact du projet sur le trafic routier. Notamment sur le carrefour entre la RD 191 et la RD 449, très accidentogène.

Franck MARLIN, Député-maire d’Etampes, a abondé dans le sens de Marie-Claire CHAMBARET. Franck MARLIN a littéralement brocardé le projet SFDM, déplorant notamment que l’insertion des camions sur la RN 20, par une bretelle particulièrement dangereuse, n’ait même pas été étudiée. Il s’en serait fallu de peu que le Député perde son calme lorsqu’il a été annoncé à l’assistance qu’une partie significative des travaux de sécurité de voirie seraient financés sur le fonds des amendes de police.

Ces crédits servent traditionnellement à financer des travaux de sécurité mais pour les communes (abords des écoles...), pas pour une société.

Non seulement le projet fait l’unanimité des communes contre lui, mais en plus sa mise en oeuvre sera en partie financée par des crédits jusque là affectés aux dites communes.

Inacceptable pour Franck MARLIN, comme pour l’ensemble des élus présents.

Décidément, ce projet n’a pas fini de s’attirer les foudres de tous les élus et des habitants !


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