POCL

Ligne TGV POCL (Paris-Orléans-Clermont-Lyon)

La Communauté de Communes du Val d’Essonne s’est opposé au projet de création d’une Ligne TGV dite POCL (Paris-Orléans-Clermont-Lyon) estimant celui-ci néfaste pour l'Essonne, et en particulier pour le Val d'Essonne, à plusieurs titres :
• Parce qu'il aurait défiguré nos paysages et notre environnement en traversant sans sourciller des espaces naturels classés sensibles et le Parc Naturel Régional du Gâtinais français, mettant ainsi à mal notre cadre de vie,

• Parce qu'il risquait de provoquer l'étouffement économique du Sud Essonne qui se serait retrouvé asphyxié entre la métropole parisienne et une nouvelle métropole en région centre. En effet, si le projet n'hésitait pas à dévaster notre territoire en le traversant, rien n'était envisagé en contre partie pour soutenir son développement économique et l'emploi,

• Enfin, parce qu'on annonçait une dépense de 14 milliards d'euros (probablement plutôt 20 milliards en réalité) pour transporter une poignée de voyageurs chaque semaine, alors que dans le même temps, on ne met pas les moyens nécessaires à l'amélioration réelle de la ligne D du RER qui transporte chaque jour 550 000 voyageurs, soit 2 fois et demi le nombre de voyageurs quotidiens de tous les TGV de France réunis.
Bref, finalement, une opposition dictée par le bon sens !
La Commission Mobilité 21 a rendu au début de l’été 2013 son rapport au Gouvernement. Plus connu sous le titre de "Rapport DURON", celui-ci reprend pour une part importante les arguments de bon sens rappelés ci-dessus.
Il estime que le projet POCL n'est pas une priorité et qu'il faudrait peut-être y repenser un jour, mais pas avant 2030, voire 2050.
Il insiste sur la priorité à donner à l'amélioration de la qualité des infrastructures de transport existante et l'importance de privilégier les transports de proximité. La commission estime également que le "coût du projet mérite d'être substantiellement maîtrisé".
Voilà une belle formule toute en nuance qu'on peut décoder comme une classification dans la catégorie des projets au coût pharaonique et superflu.
Le rapport insiste aussi sur la nécessité à poursuivre éventuellement les études, ce qui laisse percevoir que ce projet n'était pas bien ficelé, ni en matière environnementale, ni en matière de développement économique.
Le Premier Ministre s'étant empressé d'annoncer qu'il faisait siennes les conclusions du "Rapport DURON", on peut donc considérer que le projet POCL est enterré pour longtemps, et c'est tant mieux.

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